Le Droit Individuel à la Formation – DIF

Le Droit Individuel à la Formation (=DIF) est un crédit d’heures de formation qu’un salarié peut obtenir au sein de son entreprise, à hauteur de 120 heures, et cumulable sur une durée de six ans maximum.

Le salarié a le droit de se servir de son DIF, quand bon lui semble. Afin d’être accordé, l’employeur doit donner son accord quant à la formation choisie. De plus, cette dernière ne se déroule pas durant les heures travaillées. Toujours en dehors du temps de travail, le salarié peut ou non y prétendre. En l’utilisant, il peut approfondir ses connaissances. Dans le cas où il n’en voudrait pas, il ne peut pas demander de compensation financière. Le DIF est un DROIT, et non un DU.

Qu’est-ce que le DIF

Comme son nom l’indique, le DIF est un Droit Individuel à la Formation. Accordé par certaines entreprises, ce droit est personnalisé. Il n’est pas possible d’utiliser le DIF d’une autre personne pour bénéficier d’une formation. De plus, une personne qui suivrait une formation de 80 heures, garde un crédit d’heures de 40 heures qu’elle peut cumuler avec les années suivantes. Dans le cadre d’un DIF, l’employeur se doit d’informer ses salariés du total des droits qu’ils ont acquis, et quel est le décompte d’heures. Pour les salariés plein temps, le DIF est de 20 h./an, et pour les recrutés à temps partiels, il est de 10 h./an.

Le déroulement du DIF

Les conditions requises pour y avoir droit sont très simples : il faut avoir 1 an d’ancienneté, dans son entreprise. Les avantages sont relativement importants pour le salarié, puisque cela lui permet de bénéficier d’une formation payée par son employeur, pour l’initier dans un domaine se rapportant à l’activité de l’entreprise ou acquérir des connaissances plus approfondies dans le secteur dans lequel il travaille. La demande du salarié ne nécessite pas de démarches particulières. L’idéal est d’en faire la demande par écrit, en spécifiant les informations relatives à la formation. Le patron a donc un délai d’un mois pour répondre. Sans réponse de sa part, la demande est considérée comme accordée. En cas de désaccord, l’employé n’a aucun recours devant la justice.